#Rencontre #18 – Le projet positif de Jessica, fondatrice de l’agenda écolo et sur-mesure My Kirjä boøk

Jessica, la fondatrice de My Kirjä Boøk, un agenda sur-mesure et éco-responsable, nous raconte la genèse de son projet et comment elle a réussi à surmonter les obstacles pour lui donner vie. Un nouvel épisode de la série #Rencontre.

Voici quelques mois, Jessica a répondu à l’une de mes newsletters (celle où j’annonçais le nouveau positionnement de mon activité au service des entreprises et des projets positifs) pour me parler de son projet entrepreneurial et des difficultés qu’elle rencontrait pour le concrétiser.

Grâce à sa ténacité sans faille, My Kirjä Boøk a vu le jour et j’ai eu envie de lui laisser la parole pour qu’elle nous raconte son parcours.

 

Edit du 6/12: Jessica vient d’annoncer que le Kirjä Boøk existait désormais avec une nouvelle couverture:

 

C’est quoi le concept de My Kirjä Boøk ?

My Kirjä Book, c’est un agenda sur mesure. L’idée c’est d’avoir un agenda qui s’adapte à notre mode fonctionnement, à nos besoins et être obligé de nous adapter à un agenda qui, au final, ne nous correspond pas vraiment. Pour cela, j’ai créé de nombreux types de pages (plusieurs formes de semainiers, menus, listes de courses, to do, notes…) aussi bien pour une utilisation personnelle que professionnelle.

Ainsi les clients peuvent choisir les pages qu’ils souhaitent dans leur agenda et l’ordre dans lequel les disposer. Par exemple, on peut opter pour un agenda séparant le pro et le perso, ou encore classé par catégorie (agenda/budget/menus….) ou par mois… L’idée est vraiment que chacun choisisse les pages dont il a besoin et pense son « montage » de manière à faciliter son organisation au quotidien. My Kirjä Book doit devenir un vrai compagnon.

 

 

Pourquoi avoir voulu créer un agenda éco-responsable?

Déjà le nom de la marque, My Kirjä Book: Kirjä c’est un carnet en finlandais. Je voulais un nom avec une consonance scandinave, ces pays sont bien plus en avance que nous d’un point de vue écologique et nous servent de modèle.

La démarche éco-responsable est présente de plus en plus naturellement chez les gens et chez moi aussi, dans ma vie de tous les jours : je fais de plus en plus « home-made » pour les produits d’entretien, de beauté… Pour les repas c’est déjà le cas depuis longtemps, nous avons toujours eu un super potager avec zéro pesticide, zéro engrais chimique.

Quand j’ai eu cette idée d’un agenda sur-mesure, l’utilisation du papier recyclé est venue naturellement. Aujourd’hui, quand on crée un objet qui utilise une ressource naturelle, on doit se poser la question de savoir si on ne peut pas faire « mieux ». Avec ce concept, les clients ne prennent que les pages dont ils ont besoin, il n’y a pas de superflu. Cela rentre dans une démarche minimaliste.

Mon prochain article de blog expliquera clairement l’intérêt écologique d’utiliser du papier recyclé. Pour faire court, le fait de recycler le papier consomme bien moins d’énergie que de fabriquer du papier « neuf » (5  litres d’eau contre 10 à 15 litres par kilos de papier, ou encore 2500 kw/h pour sécher une tonne de papier contre 5000 kw/h). Le choix est vite fait si l’on est un tant soit peu concerné par la question. Nous sommes de la génération « prise de conscience », j’espère que nos enfants seront de la génération « c’est naturel d’avoir tous ces réflexes ».

 

Nous avons échangé au début de ton projet: tu rencontrais un certain nombre d’obstacles pour donner vie à ton concept (notamment pour trouver les bons prestataires/fournisseurs). Comment as-tu finalement réussi à atteindre ton objectif?

Alors ça, c’est ce qui m’a le plus retardée dans le lancement de mon projet ! J’ai été accompagnée par la BGE de Limoges pour mon projet, le conseiller très poli n’a jamais rien dit de travers, mais je sentais bien qu’il n’était pas à fond derrière moi ! Effectivement mon concept étant nouveau, dès que j’en parlais quelque part on me regardait bizarrement !

Mais j’ai continué d’y croire, j’ai avancé toute seule avec mon ovni ! Je suis partie à la recherche d’un imprimeur, je voulais que mon agenda soit fabriqué localement…

– Problème numéro 1 : trouver un imprimeur qui imprime sur papier recyclé. Grosse déception: très peu le font. La plupart sont restés sur des à priori vieux de 15 ans (bourrage papier, boit l’encre…).

– Problème numéro 2 : ayant choisi mes papiers de couverture (100% recyclé, fabriqué en France, une qualité superbe, un rendu parfait), je voulais qu’ils acceptent de faire l’assemblage avec mes propres papiers. Là encore, pas mal de refus.

– Problème numéro 3 : la reliure métallique en 2 parties, je tiens absolument à ce détail esthétique, qui fait aussi qu’on utilise moins de matière métallique. Avec une spirale, je peux faire 2 agendas. Pleins ne veulent pas s’embêter à le faire.

– Problème numéro 4, et le plus important : la quantité. Personne ne veut faire de l’impression à la demande, le minimum étant de 15 commandes minimum pour lancer l’impression.

Après avoir commencé mes recherches en Haute-Vienne, puis en Limousin, puis en Nouvelle-Aquitaine… déjà le local s’éloigne. J’ai fini par faire le tour de la France sans rien trouver qui ne m’oblige à faire des concessions sur certains aspects de mon agenda. Je ne compte même plus le nombre de fois j’ai expliqué mon concept, le nombre de mails envoyés pour le peu de retour que j’ai eu.

Alors que j’allais baisser les bras, en discutant avec mon conjoint, je me suis dit : le problème serait vite réglé si j’avais ma propre imprimante. Et là c’était parti, j’ai acheté une imprimante laser, j’imprime moi-même mes pages et je sous-traite la reliure. (J’utilise des tambours de toner recyclé)

A partir de ce moment-là, le projet à pu se débloquer. C’est plus de travail bien sûr, mais aussi moins de tracas, je ne dépends de personne et je fabrique vraiment à la demande! »

Retrouvez My Kirjä Boøk sur son site, sur Facebook et sur Instagram.

2 commentaires

  1. merci pour ce belle article Sandrine !

  2. oh la faute ! « *bel article »

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