{S’informer} Ras-le-bol des réseaux sociaux… pas vous?

Voici un moment que je souhaite vous l’écrire ce post! En fait, depuis début septembre, quand j’ai commencé ma série d’articles de réflexion sur mon/notre rapport à l’information

Cela fait un moment que j’observe, au fil de mes lectures et de mes discussions, un certain ras-le-bol vis à vis des réseaux sociaux. Enfin, surtout de Facebook et Twitter, en fait. Je me suis aperçue que j’étais loin d’être la seule à ressentir régulièrement l’envie/le besoin d’y passer moins de temps. Et de renouer avec le plaisir des rencontres réelles et du slow média.

Même ma fille, mon ado de 16 ans, m’a confié voici quelques jours qu’elle avait, comme moi, supprimé les applis de son téléphone, et qu’elle y accédait via son navigateur, afin de ne plus être perturbée par les notifications et de moins y perdre son temps.

 

Ras le bol des réseaux sociaux?

Ras le bol des réseaux sociaux?

 

Les réseaux sociaux, une bulle de désinformation?

Si je me décide à vous l’écrire enfin, c’est qu’il s’est passé cette semaine une actualité essentielle qui ne vous aura pas échappé: l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Une nouvelle qui a été accueillie comme une bombe par nombre d’observateurs et de citoyens américains mais aussi français: comment un sale type de cet acabit, qui avait multiplié les insultes et les vociférations envers une grande partie de la population, et les annonces provocatrices en guise de programme, pouvait-il être élu???!

Je ne ferai pas ici l’analyse des nombreux facteurs (politiques, sociologiques, électoraux) qui expliquent cette élection. Je vous invite plutôt, si vous ne l’avez pas encore fait, à lire cette « prédiction » de Michael Moore publiée en juillet dernier: 5 raisons pour lesquelles Trump va gagner.

En revanche, c’est l’occasion de rappeler à quel point les algorithmes des réseaux sociaux (qui sélectionnent le contenu qu’ils nous donnent à voir en fonction de nos préférences et affinités) déforment notre perception du monde et renforcent finalement nos opinions.

Ces deux articles expliquent très bien la mécanique: Comment l’internet vous a fait croire que Trump ne pouvait pas gagner et Bulles de filtrage: il y a 58 millions d’électeurs pro-Trump, je n’en ai vu aucun.

 

Les réseaux sociaux, un nid à « haters » et à trolls?

Je ne sais pas pour vous, mais je me reconnais tout à fait dans cette manière de faire: je suis la première à supprimer ou masquer les comptes dont les publications me heurtent, car elles ne correspondent ni à mes valeurs, ni à ce que j’ai envie de lire quand je me connecte à mon fil d’actualité.

En même temps, on ne peut pas nous en vouloir de « nettoyer » ainsi notre flux: les réseaux sociaux ressemblent de plus en plus à un défouloir malsain, un lieu où fusent insultes de la pire espèce, jugements hâtifs, « petites phrases » soigneusement ciselées pour faire le buzz, commentaires haineux envers des personnes ou des communautés, voire menaces de mort ou de viol (y compris entre profs pas d’accord entre eux sur la réforme du collège!).

 

 

Un phénomène contre lequel les directions de ces réseaux sociaux agissent peu, nous rappelle le magazine Les Inrockuptibles (alors qu’ils sont beaucoup plus prompts à supprimer la photo d’une femme qui allaite, bizarrement): à tel point que de nombreuses personnes, célébrités en tête, décident de fermer leur compte. Et que Twitter peine à se faire racheter, en raison de sa mauvaise réputation

 

Faire une pause déconnectée...

Faire une pause déconnectée…

Et maintenant, on fait quoi?

Euh… bonne question, je vous remercie de me l’avoir posée ^^. Je ne suis pas sûre que disparaître complètement des réseaux sociaux soit LA solution. Ils nous apportent aussi pleins de bonnes choses, des rencontres, des partages de bonnes nouvelles, de nos proches et du monde.

Pour ma part, un peu à l’instinct et de manière assez irrégulière, j’essaie d’appliquer une certaine « hygiène » à mon utilisation : essayer d’y passer moins de temps, de faire le tri dans les comptes que je suis, de partager de infos positives plutôt que de râler (bon, là avec l’élection de Trump j’ai un peu oublié cette bonne résolution).

J’aborderai par ailleurs dans un prochain article les stratégies pour mieux utiliser les réseaux sociaux: n’hésitez pas à partager en commentaire ou par mail vos témoignages et bonnes pratiques en la matière!

15 commentaires

  1. Marine

    C’est clair, d’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi autant de gens se laissent bouffer leur temps de vie par twitter, à quoi ça sert ce truc ???
    Moi je n’ai que Instagram sur mon tel et je vais voir FB de temps en temps sur mon ordi, mais quand je vois le temps que ça prend, ça m’effraie. Et sur le contenu filtré, tu as raison, ça peut finir par fermer l’esprit au lieu de l’ouvrir si on n’a pas un peu de recul et de sens critique. Bref, les réseaux sociaux oui, mais à petite dose, comme l’alcool ou la clope !

  2. Merci infiniment de ton article Sandrine, tu poses les mots sur un ressenti que je partage complètement, que ce soit au filtre des points de vue au temps aspiré passe sur la toile … Je me questionne également sur la juste distance à poser par rapport à ces réseaux sociaux : s’ils permettent les échanges, ces derniers sont forcément par essence lt contraire de l’objectivité. Ainsi, comment se prémunir de nous propres projections ? Par ailleurs, sur le plan du stricte business créatif, comment apposer un partage équilibré constructif, comment en monter dans trop en dire, comment toucher dans trop cibler, etc … J’observe pour la part bcp en ce moment là page de 1083, outre le partage de nombreuses valeurs avec eux, je n’ai pas encore poser les mots ou décortiquer leur succès réseau qui demeure du reste (ça n’est qui’une première analyse), très axé sur leur stricte activité … Est ce que ce serait une première ébauche de rationalisation du temps et du contenu à dispenser sur les réseaux sociaux pour un business créatif ?

    • Merci Lara pour ta lecture et ton commentaire… J’irai faire un tour sur la page que tu mentionnes. Je ne crois pas qu’il existe UNE manière de faire, j’ai tendance à penser que toutes les manières peuvent être efficaces pour peu qu’elles soient menées de manière authentique et que l’on se sente à l’aise avec elles. Et qu’il est tout à fait légitime (voire recommandé) de faire évoluer nos pratiques de communication avec notre communauté en fonction de nos évolutions, de celles de nos business mais aussi de celles des outils. C’est en tout cas un sujet qui me passionne et je reviendrai avec plaisir sur ce thème 🙂

  3. Aaarrrrhhhhhhh oui… et re-oui… j’y pense souvent mais c’est un peu comme la cigarette… dur de diminuer ou de s’arrêter complètement (voilà 16 ans sur j’ai arrêté de fumer entre parenthèses ahahah). Je suis plus souvent sur Instagram depuis presqu’un an. Et si tu vois le nombre de mes posts sur FB, tu comprendras que je suis loin du sevrage ahahahah J’ai déjà pensé supprimer tout MAIS comme tu le dis dans ta newsletter, quelle visibilité ? J’ai une page pro et sans elle je me demande comment marcherait mon activité… pourtant j’avoue, l’idée est dans le coin de ma tête… J’y pense souvent… Revenir aux techniques du bon vieux temps… La société est-elle encline à accepter cela ? Ou d’emblée, serions-nous voués aux oubliettes si notre business se passait des réseaux sociaux ? Je constate que de plus en plus de boîtes ont quitté FB… elles ont trouvé un substitut. J’ai hâte de lire ton prochain billet sur ce sujet et si tu veux en savoir plus sur mes raisons et solutions (pas encore testées), je suis tout à fait disposée à en parler avec toi Merveilleux weekend, Sandrine ton homonyme

  4. Emilie

    Je ne peux pas trop critiquer car ce sont des moyens qui me permettent de faire connaître ma petite entreprise… mais j’avoue que c’est très chronophage.
    Facebook est devenue un grand panneau publicitaire et dévidoir de méchanceté en tous genres…
    Instagram à un meilleur contenu mais il y a quand même des gens malveillants, et une visibilité importante qui parfois peut vous desservir dans votre activité…
    Merci pour cet article Sandrine, et en effet un peu « d’hygiène » ne fait pas de mal bien au contraire 😉

    • Merci à toi Emilie pour ta lecture et ton commentaire. Oui c’est bien tout le « problème » avec les réseaux sociaux, car ils restent utiles et agréables à bien des égards, c’est pourquoi je réfléchis pour trouver des moyens de les employer de manière à ne garder que leurs côtés positifs 🙂

  5. Je me retrouve tout à fait dans ton article Sandrine…j’élimine d’emblée les posts qui ne sont pas sur un ton positif ou émettent des critiques, et par contre je m’abonne volontiers aux pages qui militent pour une voie optimiste tout en étant militantes. En ce moment je rererelis le livre de Shawn Anchor « comment devenir un optimiste contagieux », super inspirant qui nous explique que le succès vient du bonheur et pas l’inverse, quelle attitude adopter vis à vis de nos projets pour réussir… et bien évidemment je ne pense pas que s’encombrer l’esprit à longueur de journée avec des réseaux sociaux négatifs nous mettent dans un état d’esprit favorable… je reviens sur le commentaire de Lara à propos de 1083, comme ils ne sont pas très loin de Lyon, qu’ils ont plusieurs fois chercher des partenaires pas très loin de chez moi et qu’ils s’attachent à faire revivre une industrie textile que j’ai vu décliner ces 20 dernières années je les suis depuis pratiquement 2 ans. Leur parcours est assez impressionnant et très inspirant mais les réseaux sociaux ne sont que la face immergée d’un travail de com hyper actif sur les autres médias aussi, je pense que leur participation au salon du made in France et le reportage très récent sur TF1 ont fait exploser le nombre de leurs followers. Ils ont eu pas mal de passages télé. Au fil des ces deux années plein d’hommes politiques ont défilé chez eux et cela a été largement médiatisé. Ce qui me touche sur leur page fb c’est la fraicheur et le fait qu’ils nous fassent vraiment partager leur aventure au quotidien en toute simplicité et en toute franchise. Très beau week-end à toi et à bientôt !

    • Merci Myriam pour ta visite et ton com’: tu m’intéresses avec ton livre, que je ne connaissais pas. Je vais voir si je peux le trouver car je sens qu’effectivement il pourrait m’inspirer! Et du coup, je vais aussi m’intéresser au parcours de 1083 : je connaissais la marque via un reportage télé vu voici quelques temps, mais je ne les suivais pas sur les RS. Erreur réparée ^^. Effectivement, ils ont une communication très conviviale, ouvrent les coulissent de leurs projets, répondent en toute simplicité aux commentaires: du beau travail!
      En plus j’ai découvert qu’ils ouvraient une boutique Modetic en fin d’année à Lyon, chouette! Ils sont aussi au salon Made in France Porte de Versailles le WE prochain mais comme je suis à Création et savoir-faire, je ne suis pas sûre d’avoir le temps d’y faire un tour… Bon dimanche à toi aussi et à bientôt!

  6. Merci pour cet article intéressant et bien construit, Sandrine.

    Je suis sur beaucoup de réseaux sociaux, pour raisons professionnelles et personnelles, et ça me lasse aussi parfois… J’essaye de ne pas y être très/trop souvent. Et j’avoue que j’adore les week-ends où je n’y vais pas du tout (même sur Instagram), trop prise par mes enfants ! Comme pour tout, il faut trouver la juste mesure et aussi garder son sens critique.

    En tout cas, j’adore comme toi au mode slow, une des meilleures protections qui soit contre la frénésie des réseaux sociaux : trop occupée à prendre mon temps pour les consulter (hihihi) !!!

    • Merci Anne-Liesse pour ta lecture et ton commentaire 🙂 De mon côté, mes petites bulles de déconnexion ont surtout lieu pendant mes WE à Paris où je retrouve mon amoureux: dans ces moments-là, je sors très rarement le téléphone pour poster ou consulter, parfois c’est même lui qui me dit (avec une pointe d’ironie, hein) « ça tu pourrais quand même l’instagramer ^^ »

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