{Minimalisme} Repenser son rapport à l’information

J’y suis presque! Voici deux ans déjà, j’ai entreprise une démarche d’allègement et de désencombrement.  Petit à petit, je me suis séparée du superflu, je me suis débarrassée de meubles, de livres, de vêtements, de linge de maison, de vaisselle, de bibelots, de souvenirs… et même de mon grand frigo (remplacé par un réfrigérateur bas).

Ce n’est pas encore terminé (il me reste notamment à trier les DVD/CD et ma cave), mais j’ai le sentiment d’avoir accompli l’essentiel et d’atteindre tranquillement mon objectif. Et j’ai adopté de nouvelles habitudes de consommation et de vie afin de ne plus laisser des objets inutiles s’entasser dans mon petit appartement.

Ces derniers temps, cependant, ce ne sont plus les objets matériels qui m’encombrent, mais le poids du « temps digital »: ces longues heures passées et parfois « perdues » en ligne.

 

Repenser son rapport à l'information

Alléger le poids de sa vie online

Pas toutes évidemment! Les outils digitaux et les réseaux sociaux sont souvent formidables: permettant de communiquer simplement, rapidement, efficacement, avec des personnes qui sont loin, d’entrer en contact avec d’autres que l’on n’aurait sans doute jamais rencontrées ailleurs, d’avoir accès à d’innombrables sources de divertissement, de découvrir des histoires, des projets excitants, d’apprendre toujours plus de choses passionnantes et de partager le fruit de toutes ces découvertes!

Mais toute médaille à son revers et il n’est pas si facile d’éviter les affres multiples de l’hyper-connexion: en ce qui me concerne, il s’agit notamment de ma tendance à me laisser happer par une information pléthorique, pas toujours (loin de là) intéressante ou pertinente, souvent fausse et encore plus souvent désespérante voire carrément anxiogène.

Autant de raisons de commencer à réfléchir et à agir sur mon mode de relation à l’information: un sujet qui me passionne d’autant plus qu’informer est mon premier métier!

Et surtout un vaste sujet… Si vous me suivez (notamment via la newsletter), vous avez remarqué que depuis quelques temps, je l’aborde régulièrement, par petites touches. Mais je souhaiterais l’approfondir ici sur ce blog, avec une série d’articles sous le mot-clé {S’informer} à paraître dans les semaines et mois qui viennent. Et pas seulement en tant « consommatrice de contenus d’information », mais aussi d’émettrice.

Que ce soit pour ma propre communication ou la vôtre, il me semble en effet essentiel d’avoir une réflexion sur notre contribution à ce qu’on appelle l’infobésité (obésité de l’information) et la manière dont on peut mettre en place une stratégie éditoriale vraiment qualitative qui apporte un réel service à sa communauté (c’est quand même la base de mon métier et du travail que je mène avec vous).

Bref, stay tuned… Et si vous-même vous avez entrepris des actions pour mieux contrôler vos sources et temps d’information, n’hésitez pas à les partager en commentaire!

4 commentaires

  1. Alors bien que je n’ai pas réellement mis quelque chose en place pour mon entreprise, cet article me parle énormément!
    Ca fait déjà plusieurs mois que je me suis dit: ce n’est pas possible avec tous les postes, les articles comment les gens arrivent à s’y retrouver, à capter LA bonne info!
    Moi même toutes ces infos m’oppressent donc je suis bien sûre qu’on est nombreux dans le même état d’esprit

    • Merci pour ta lecture et ton commentaire: oui je pense que nous sommes nombreuses à nous interroger voire à nous sentir oppressées par cette somme d’information et ce qu’on appelle le FMO: fear of missing out, la peur de rater quelque chose important. Je la connais bien cette peur, j’ai même l’impression d’en avoir été devenue spécialiste avant de me forcer à prendre du recul… Je n’avais pas prévu de faire un article sur cette FMO mais tu viens de me donner une idée, merci :-)… Et dans cette série j’espère partager justement des observations et des conseils pour tenter de reprendre le contrôle sur son flux d’information 🙂

  2. En ce qui me concerne, j’ai découvert Feedly, qui me permet de suivre tous les sites et blogs que j’aime, via leurs flux RSS. Avec un système de tags et de catégories, on peut les classer suivant leur thème et leur importance et ça a beaucoup changé mon rapport à l’infobésité, comme tu le soulignes dans ton post. Le tri initial est déjà fait puisque je n’y inscris que les sites auxquels je tiens !
    Sinon, j’ai aussi découvert Brief.me, une lettre quotidienne d’information, envoyée par e-mail, et qui se donne le défi de nous mettre au courant de l’actualité en moins de 5 minutes de lecture. Je suis séduite par le concept (ils proposent un mois d’essai gratuit, si tu as envie de tester), notamment en comparaison des Monde et autres Libération qui continuent de pondre 800 fois le même fait d’actu en changeant simplement le titre… 🙂

    • Merci Hélo d’être venue partager ton expérience et tes bons plans!
      C’est vrai que Feedly est une très bonne idée! Pour ma part, j’utilise les newsletters pour suivre mes incontournables et pour les autres j’ai surtout lâché prise avec la peur de manquer qq chose: je me dis que si un post, un article, une actu doit arriver sur mon radar, via les réseaux sociaux, une copine qui me transfère un mail etc, elle finira par arriver d’une manière ou d’une autre ^^
      Et je suis fan de Brief aussi (j’ai prévu des les présenter dans un prochain article): j’avais déjà testé la bêta, là je vais bientôt terminer un nouveau mois gratuit qu’ils m’avaient gentiment offert à la rentrée et j’ai décidé de m’abonner!