{Minimalisme} Désencombrer, ça prend du temps!

Voici quelques jours, je dînais avec une amie qui passait par Lyon pour une formation. On ne se voit pas très souvent et on suit nos vies respectives essentiellement sur les réseaux sociaux. Alors que je lui parle de mes efforts de désencombrement, en me plaignant un peu du temps que ça prend, elle me répond: « J’ai l’impression que ça fait des mois que je te vois jeter des trucs, tu ne devrais pas avoir fini à l’heure qu’il est?! ».

Comme elle, je n’en reviens pas de voir que je suis encore en train de trier les affaires dont je veux me défaire! Depuis que j’ai entrepris ma démarche de désencombrement (à l’automne 2014, mais j’ai fait plusieurs pauses), j’ai pourtant fait d’importants progrès. J’ai nettement moins d’affaires, mes placards ne débordent plus, j’ai réussi à me débarrasser de 2 bibliothèques, j’ai remplacé mes meubles les plus encombrants par des versions plus légères. Mon appartement est déjà nettement plus clair, plus agréable à vivre, pour les enfants comme pour moi.

Malgré tout, je suis loin d’avoir fini!

Déco minimaliste

Un buffet contenant des plantes vertes, si ce n’est pas le summum du minimalisme ça ^^?

 

Désencombrer, une démarche qui peut prendre plusieurs années

Pourquoi désencombrer prend-il tant de temps? Tout d’abord parce que, malgré les apparences (et le nombre de posts que j’y consacre), je n’y passe pas mes journées, loin de là ^^. Surtout avec un boulot freelance et 3 enfants à la maison!

Et puis, trier est déjà chronophage (et demande du courage!), mais se débarrasser intelligemment, en jetant le moins possible, l’est encore plus. Selon les objets et leur état, je choisis entre la déchèterie, le bric à brac de Notre-Dame-des-sans abris -notre Emmaüs local-, la boîte d’échange entre voisins ou encore le groupe Adopte un objet à Lyon!. Ce qui m’oblige soit à faire des trajets, soit à rédiger des annonces et gérer les échanges avec les personnes intéressées.

De plus, j’avais, en revenant des Pays-Bas, vraiment beaucoup d’affaires: nous vivions dans près de 160m2, donc c’est vrai que nous nous étions étalés. En outre, mon activité professionnelle se situant à mon domicile, je possédais, outre les meubles consacrés à cette activité, un stock non négligeable de créations finies, de fournitures, de matériel, d’accessoires d’exposition etc.

 

Apprendre progressivement à se détacher des possessions matérielles

Ce qui explique aussi la durée de l’opération est qu’il n’est pas si facile de changer de perspective sur les biens matériels et d’apprendre à se détacher de ses possessions! Donc on commence par le plus « facile » (les objets abîmés, cassés, en double, qui n’ont plus d’utilité,  ni de valeur sentimentale)… Puis, au fur et à mesure, on envisage de se débarrasser d’objets dont on ne se sert pas plus mais pour lesquels on a plus de scrupules en raison de nos valeurs, de nos croyances, de nos peurs: ce vase qu’on n’aime pas plus que ça mais qui a été offert par grand-mère, ce joli service reçu en cadeau de mariage, qu’on n’utilise quasiment jamais mais quand même, ça ne se fait pas!, ces DVD qu’on ne regarde plus mais on ne sait jamais, ce manteau presque neuf, de bonne marque et qui en plus appartenait à maman etc… On ne change pas des habitudes prises depuis de longues années en un clin d’œil. Comme le dit très bien l’auteure du blog Greenola, dans son post Minimalisme mode d’emploi, « on ne devient pas minimaliste du jour au lendemain, c’est un vrai cheminement, semé d’embûches et de rechutes ».

Pour toutes ces raisons, j’ai décidé d’être extrêmement bienveillante avec moi-même, de ne pas me mettre de pression et de me laisser tout le temps nécessaire pour mener mon projet tranquillement à son terme 🙂 …

8 commentaires

  1. Je te suis depuis un moment t moi aussi j’ai l’impression que tu n’en fini pas mais je comprends tout à fait ta démarche. En revanche cela m’inquiète un peu aussi car je m’étais dis que cet été avec les enfants j’allais en profiter pour faire du tri et je me dis qu’un été ne suffira pas!!! Bon je vais essayer déjà et on verra bien, mais je ne veux pas non plus me mettre une pression de folle car je ne veux pas devenir esclave de cette tendance minimaliste, je veux juste faire un peu de tri meme si nous en faisons déjà beaucoup et ce régulièrement. Mais comme toi avec une grande maison, 3enfants c’est dingue tout ce qu’on a amassé!! Bref, j’espère y voir un peu plus clair et je te dirais si j’y suis arrivée!
    Belle journée et bonne semaine

    • Oui tu as raison, surtout pas de pression!! Fixe-toi quelques objectifs pour cet été (un type d’objets ou des endroits précis à désencombrer en priorité), tu verras bien où tu seras arrivée de ton programme à la rentrée. Tant mieux si tu as tout fait, et si ce n’est pas le cas il suffira de te donner plus de temps… Mais attention: sans devenir esclave, on prend vite goût à voir son horizon s’éclaircir et au fur et à mesure on se rend compte qu’on de besoin de moins en moins d’objets ^^. Bonne semaine à toi aussi!

  2. Dans « la magie du rangement » de Marie Kondo, l’auteur préconise de tout trier en une seule fois. J’ai complètement adhéré à ce principe… en théorie. Dans la vraie vie, je suis exactement comme toi. En plus, je m’attache beaucoup aux objets et j’ai beaucoup de scrupules à jeter (mais trouver des moyens alternatifs de se débarasser d’objets prend un temps fou). Ton article m’a fait plaisir parce que je me sens moins seule dans ce cas 🙂

    • Idem, ça semble séduisant sur le papier… Mais difficilement réalisable je trouve, surtout quand tu as des enfants à la maison, des obligations… Et puis je trouve qu’au fur et à mesure qu’on avance, on se rend mieux compte de ce dont on a vraiment besoin ou pas. Ma prochaine étape va être de remplacer mon grand frigo (enfin le format familial classique) par un plus petit, parce que je m’aperçois qu’il n’est jamais plein!

  3. Bonjour, je travaille moi aussi dans la communication et c’est parfois contradictoire avec une démarche minimaliste… Mais comme pour toute chose l’important est de faire la part des choses. en l’occurence il y a de la communication utile et positive et il y a celle qui joue sur la peur ( de manquer, de ne pas être au niveau…).
    Quand on a conscience de la différence et que l’on veut garder un cap, il faut simplement choisir les projets sur lesquels on travaillera

    • Merci Jean-Louis pour votre visite et votre commentaire qui m’ont permis de découvrir votre blog. Et je suis tout à fait d’accord avec vous, je suis convaincue qu’il est possible de communiquer utile et « sain », de manière à répondre aux réels besoins de sa communauté, et c’est justement ces méthodes que j’ai envie d’explorer via mon blog et au travers des collaborations que je construis avec mes clients.

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